Comment naît l'éclair
Dans un grand nuage d'ORAGE, de puissants courants d'air font monter et descendre gouttelettes, cristaux de glace et petits grêlons. En se heurtant, ils s'arrachent des charges électriques et les séparent, un peu comme un ballon se charge quand on le frotte sur un pull. Le haut du nuage se charge positivement et le bas négativement, jusqu'à ce que la différence soit si grande qu'une étincelle géante jaillisse entre eux, ou jusqu'au sol. Cette étincelle, c'est l'ÉCLAIR, et elle chauffe l'air autour d'elle à environ 30 000 °C, environ cinq fois plus que la surface du Soleil.
L'air chauffé se dilate si brutalement qu'il produit une onde de choc, que l'on entend comme le TONNERRE. La lumière arrive presque aussitôt, mais le son parcourt environ un kilomètre toutes les trois secondes : compter les secondes entre l'éclair et le grondement indique donc à quelle distance se trouve l'orage. Un garde forestier américain, Roy Sullivan, a été frappé sept fois par la foudre et a survécu à chaque fois.
Les inventeurs de la prévision
Robert FitzRoy, qui avait commandé le navire emmenant Charles Darwin autour du monde, a pris la tête d'un nouveau service météorologique britannique en 1854. Après une grande tempête qui, en 1859, a fait sombrer le vapeur Royal Charter et bien d'autres navires, il a rassemblé par télégraphe des relevés venus de toute la côte et, en 1861, a commencé à publier des prédictions quotidiennes dans le Times. Il les a appelées forecasts, un mot choisi parce que prophétie lui semblait peu scientifique : ce sont les ancêtres de nos bulletins de PRÉVISION. Il a aussi mis en place des alertes de tempête pour les ports, qui ont sauvé la vie de nombreux marins.
La France a vécu la même histoire. Le 14 novembre 1854, pendant la guerre de Crimée, une tempête a dévasté les flottes française et anglaise en mer Noire. L'astronome Urbain Le Verrier, celui qui avait découvert Neptune par le calcul, a montré que la tempête avait traversé l'Europe pendant plusieurs jours et qu'on aurait pu la voir venir, puis il a créé un réseau de stations reliées par télégraphe, l'ancêtre de Météo-France.
Tempêtes, flocons et records
Un OURAGAN, un typhon et un CYCLONE sont le même genre de tempête : un immense système tourbillonnant qui se forme au-dessus des mers tropicales chaudes. Son nom dépend de l'océan : ouragan dans l'Atlantique, typhon dans le nord-ouest du Pacifique et cyclone autour de l'Inde, de l'Australie et de La Réunion. Les tempêtes reçoivent des noms tirés de listes qui tournent tous les quelques années, et ceux des plus meurtrières sont retirés pour toujours. Une TORNADE est bien plus petite, mais ses vents peuvent être encore plus rapides ; le plus gros grain de GRÊLE jamais relevé aux États-Unis, trouvé dans le Dakota du Sud en 2010, mesurait vingt centimètres.
En 1885, un fermier du Vermont, Wilson Bentley a été le premier à photographier un flocon de NEIGE. Il en a photographié plus de 5 000 sans jamais en trouver deux identiques, car chaque cristal grandit selon son propre trajet dans le nuage. La température la plus froide jamais mesurée à la surface de la Terre, −89,2 °C, l'a été dans une station de recherche en Antarctique en 1983, et l'une des plus chaudes, 56,7 °C, dans la vallée de la Mort, en Californie, en 1913.
Climat et météo
On dit souvent que le CLIMAT est ce qu'on attend et la météo ce qu'on obtient : le climat est le comportement d'un lieu sur de longues années, la météo celui du jour. La PLUIE, le VENT et chaque NUAGE commencent avec de l'eau montée des terres et de la mer, comme l'explique notre page sur le cycle de l'eau. L'ARC-EN-CIEL, le BROUILLARD, la BRUME, le GIVRE, le GRÉSIL, la BRUINE, un BLIZZARD, une BRISE, l'HUMIDITÉ, le SOLEIL et un jour ENSOLEILLÉ complètent le bulletin.