Un film tiré d'une attraction
Pirates des Caraïbes est d'abord une attraction en bateau de Disneyland, ouverte en 1967, la dernière sur laquelle Walt Disney a travaillé lui-même. Tirer un film d'une attraction sans histoire semblait une idée étrange, et quand La Malédiction du Black Pearl est sorti en 2003, beaucoup de critiques s'attendaient à une déception. Le film a été un énorme succès, et quatre autres ont suivi. Le deuxième, Le Secret du COFFRE maudit, en 2006, n'a été que le troisième film de l'histoire à dépasser le milliard de dollars de recettes dans le monde. Keira Knightley, qui jouait Elizabeth, avait dix-sept ans au début du tournage du premier film.
Beaucoup de petits détails de l'attraction reviennent dans les films, dont le chien qui tient les clés de la prison dans sa gueule et la chanson des pirates.
Jack Sparrow inspiré d'une rock star
Johnny Depp a construit le personnage du capitaine JACK SPARROW en partie sur Keith Richards, des Rolling Stones, avec sa démarche chaloupée, son eye-liner et ses perles. Les dirigeants de Disney qui voyaient les premières images craignaient qu'il gâche le film, mais le public a adoré, et Depp a été nommé à l'Oscar. Keith Richards est d'ailleurs apparu plus tard dans la saga, dans le rôle du père de Jack.
Le rival de Jack, le capitaine BARBOSSA, mène un équipage frappé d'une malédiction aztèque : pour avoir volé de l'or MAUDIT, ses pirates ne peuvent plus mourir, et au clair de lune ils apparaissent en squelettes. Le seul remède est de rendre chaque médaillon du TRÉSOR. Leur navire, le Black Pearl, la PERLE noire, est le plus rapide des mers.
Des expressions de marins et un code de pirates
DAVY JONES est un personnage des films, capitaine d'un navire fantôme au visage de tentacules de pieuvre. Mais l'expression « le coffre de Davy Jones », Davy Jones' Locker en anglais, est bien plus ancienne : les marins du dix-huitième siècle l'employaient pour désigner le fond de la mer, là où finissaient les noyés et les navires engloutis. Personne ne sait vraiment qui était ce Davy Jones. Le KRAKEN, le monstre marin géant que Jones lance contre les navires, vient des récits des marins scandinaves, peut-être inspirés par de vrais calmars géants, comme ceux de notre page sur les animaux marins.
Les pirates des films invoquent le droit de pourparlers, une sorte de TRÊVE qui oblige à conduire celui qui la demande jusqu'au capitaine, selon le code des pirates ; Barbossa précise que ce code ressemble plus à des conseils qu'à de vraies règles. Les vrais équipages signaient bien des articles fixant les règles et le partage du BUTIN, mais il n'existait pas de code unique pour tous les pirates, et une MUTINERIE n'était jamais loin.
TORTUGA, l'île mal famée où Jack recrute son équipage, a vraiment existé : c'est l'île de la Tortue, au large de la côte nord d'Haïti, qui servait de base aux flibustiers, souvent français, au dix-septième siècle ; notre page sur les îles en présente d'autres.
L'équipage et la grille
Will TURNER, un forgeron devenu pirate, et Elizabeth SWANN, la fille du gouverneur, sont les autres héros ; le commodore Norrington est l'officier de marine qui les poursuit, et Gibbs le fidèle second de Jack. L'objet le plus utile de Jack est une BOUSSOLE qui n'indique pas du tout le nord : elle montre ce que désire le plus la personne qui la tient. La grille abrite aussi le PIRATE et son SABRE, le GALION, le CANON et l'ANCRE.