Cinq jours de lumière
DIWALI, du sanskrit qui veut dire rangée de lumières, est l'une des plus grandes fêtes de l'Inde, célébrée par les hindous, les sikhs et les jaïns du monde entier. Elle tombe en octobre ou en novembre, autour de la nuit la plus sombre du mois hindou de kartika, et dure environ cinq jours. On nettoie les maisons, on borde fenêtres et seuils de DIYA, la petite LAMPE à HUILE en argile, et les membres de la FAMILLE se réunissent pour une PRIÈRE, un repas et des feux d'artifice.
Pour beaucoup de familles HINDOUES, Diwali célèbre le retour du prince Rama dans sa ville d'Ayodhya après sa victoire sur le roi démon Ravana, quand le peuple a allumé des lampes pour l'accueillir.
Une déesse qui visite les maisons propres
Le soir principal de Diwali, beaucoup de familles honorent LAKSHMI, la DÉESSE de la richesse et de la chance, qui est censée visiter les maisons propres, lumineuses et accueillantes. On laisse portes et fenêtres ouvertes pour elle, et l'on dessine un RANGOLI sur le sol près de l'entrée : un motif complexe fait de poudre colorée, de farine de riz, de sable ou de pétales de fleurs. Des guirlandes de SOUCI orangés pendent au-dessus des portes.
Pour beaucoup de familles de commerçants de l'ouest de l'Inde, Diwali marque aussi le début de l'année comptable : les marchands ouvrent de nouveaux livres de comptes et demandent pour eux la bénédiction de Lakshmi, une coutume que suivent encore certaines entreprises.
Un gourou libéré d'une forteresse
Les sikhs célèbrent les mêmes jours sous le nom de Bandi Chhor Divas, le jour de la libération. En 1619, le sixième gourou sikh, Guru Hargobind, a été libéré du fort de Gwalior, où l'empereur moghol l'avait emprisonné. Il a refusé de partir si cinquante-deux princes hindous retenus avec lui n'étaient pas libérés aussi. Comme on lui a dit que seuls ceux qui pourraient tenir son manteau sortiraient, il s'est fait faire un manteau à cinquante-deux longs pans, et chaque prince est sorti en en tenant un. Le Temple d'or d'Amritsar s'illumine chaque année de milliers de lampes pour le rappeler.
Les jaïns célèbrent Diwali comme le jour où Mahavira, le dernier de leurs grands maîtres, a atteint la libération, en 527 avant notre ère.
Sucreries, saris et pétards
Les familles échangent des boîtes de MITHAI, des SUCRERIES indiennes faites de lait, de sucre, de fruits secs et de farine, et s'habillent de neuf ; beaucoup de femmes portent un SARI éclatant, avec des motifs de HENNÉ peints sur les mains. Les feux d'artifice et les PÉTARDS illuminent le ciel, même si leur fumée aggrave la pollution de l'air dans des villes comme Delhi, où leur vente a parfois été limitée.
Diwali se fête partout où des familles indiennes se sont installées. Sur l'île de La Réunion, département français, la fête s'appelle Dipavali, et la ville de Saint-André organise chaque année un grand défilé de chars illuminés. Diwali est un jour férié en INDE, au Népal, au Sri Lanka, à Singapour, en Malaisie, aux Fidji et à Trinité-et-Tobago, des pays que présente en partie notre page sur les pays d'Asie. Au Népal, où la fête s'appelle Tihar, des jours différents honorent les corbeaux, les vaches et les chiens, et le jour des chiens, chaque chien, de compagnie ou errant, reçoit une guirlande de soucis et une friandise ; notre page sur les chiens leur rend hommage elle aussi. Chaque LANTERNE, chaque GUIRLANDE, chaque BOUGIE et chaque ÉCLAT FESTIF porte le même sens : la lumière qui l'emporte sur l'obscurité.