Une note parfaite que le tableau ne pouvait pas afficher
Aux Jeux de Montréal, en 1976, la Roumaine Nadia Comăneci, quatorze ans, a présenté aux BARRES asymétriques un PROGRAMME qui lui a valu la première note parfaite de dix de l'histoire olympique. Le tableau d'affichage n'avait été prévu que jusqu'à 9,99, car personne ne s'attendait à un dix : il a donc affiché 1,00. La foule a été perplexe un instant, puis a explosé. Elle a obtenu six autres dix pendant ces Jeux.
Le dix parfait n'existe plus. En 2006, la gymnastique est passée à un système en deux parties : une note pour la difficulté du programme, sans limite supérieure, et une pour la qualité de l'exécution.
Le maillot d'un trapéziste français
En anglais, le MAILLOT d'une seule pièce des gymnastes, que le français appelle justaucorps, porte le nom de Jules Léotard, un acrobate toulousain qui a présenté le premier numéro de trapèze volant à Paris en 1859, en se balançant d'une barre à l'autre bien au-dessus du public. Il portait un vêtement tricoté très ajusté, pour qu'il ne s'accroche pas et ne flotte pas, et son nom est resté attaché à ce genre de tenue.
Les gymnastes se frottent les mains de MAGNÉSIE avant de passer aux barres, aux ANNEAUX ou au cheval d'ARÇONS. C'est du carbonate de magnésium, la même poudre qu'utilisent grimpeurs et haltérophiles, et elle absorbe la sueur pour que les mains ne glissent pas. Le cheval d'arçons viendrait d'exercices qui servaient autrefois à entraîner les soldats à monter vite à cheval.
Pourquoi le groupé fait tourner plus vite
Une gymnaste qui tourne en l'air peut accélérer ou ralentir sans rien toucher. Dans le GROUPÉ, les genoux sont serrés contre la poitrine, et le corps tourne beaucoup plus vite, comme une patineuse qui ramène ses bras. Dans le CARPÉ, jambes tendues et corps plié aux hanches, la rotation est plus lente, et en position tendue, elle est la plus lente de toutes. Notre page sur les forces et le mouvement explique cette physique.
C'est ainsi qu'on contrôle un SALTO avec une VRILLE : la gymnaste change de forme en l'air pour aller plus vite, puis s'ouvre pour ralentir avant de réussir sa SORTIE.
Poutre, sol et le reste de la grille
La POUTRE ne mesure que dix centimètres de large et se trouve à plus d'un mètre du sol, et les gymnastes y enchaînent sauts, tours et FLIP arrière en gardant leur ÉQUILIBRE. Le programme au SOL se déroule en musique sur un carré à ressorts de douze mètres de côté, en mêlant acrobaties et danse. Au SAUT, les gymnastes sprintent, rebondissent sur un tremplin et poussent sur la table avec les mains ; la table a remplacé l'ancien cheval de saut en 2001, parce que son plateau plus large et rembourré offrait aux mains un appui plus sûr.
La gymnastique commence par des gestes plus simples : la ROULADE, la ROUE, le POIRIER, le grand écart et l'AÉRIEN, une roue sans les mains. Les gymnastes doivent être à la fois forts et SOUPLES.
La gymnastique faisait partie des premiers Jeux modernes, à Athènes en 1896, mais seulement pour les hommes. Les femmes ont concouru pour la première fois par équipes en 1928, et les épreuves individuelles féminines aux agrès sont arrivées en 1952. Le mot gymnase vient du grec ancien et désignait un lieu où s'entraînaient les athlètes ; en Allemagne ou en Suisse, un Gymnasium est encore une école.